- Les
Poèmes de Valentine
©
-
-
- Les
flocons
-
- Ils
virevoltent et tournicotent,
- D'un
triste ciel, bas, gris, plombé,
- Ils
tourbillonnent devant nos portes
- En un
ballet bien cadencé.
-
- Tantôt
très fins, ils disparaissent,
- A peine
l'asphalte effleuré,
- Ou
s'amoncellent en couches épaisses,
- Ô
blanc tapis immaculé.
-
- En
magicien de la nature,
- Tel un
peintre avec son pinceau,
- Ils
enjolivent nos toitures,
- Que le
dessin final est beau !
-
- Lorsque
le gel les a glacés,
- Que le
matin, le soleil luit,
- Ils
étincellent de beauté,
- Comme
les étoiles dans la nuit.
-
- Paysages
de cartes postales,
- Tout en
douceur est sans flonflons,
- Transforment
la neige en vestale,
- Oh !
tournoyez jolis flocons !
-

-
-
- Rue
du Paradis
-
- C'était
une rue douce, après celle de la
Chaîne,
- Dès
passé le château, entouré de grands
murs,
- Une
rue incurvée, sans l'ombre d'un grand
chêne,
- Mais
seulement des tilleuls où les oiseaux
murmurent.
-
- Les
maisons adossées, les unes contre les
autres,
- Dont
l'étage premier donnait sur le
jardin,
- Formaient
une lignée, peu digne d'un Le
Nôtre,
- En
plus l'on entendait les voix de son
voisin.
-
- Côté
droit de la rue, exposition soleil,
- Elles
étaient toutes là, accrochées au
coteau,
- Tandis
qu'en face bien bas, comme une dame
vieille,
- La
si belle abbaye indiquait l'heure du
haut.
-
- Et
puis soudain l'odeur enivrait nos narines
- Celles
des grands tilleuls, face à notre
logis,
- Dont
la douce fragrance, comme une
ballerine,
- Tournoyait
pour rejoindre le rosier tout fleuri.
-
- Et
jouxtant les tilleuls, près du muret
moussu
- L'incontournable
pompe d'où giclait l'eau de vie
- A
été le témoin des allées et
venues
- De
tout un voisinage, aujourd'hui dans
l'oubli.
-
- Il
régnait dans cette rue, une atmosphère
paisible
- Sûrement
un avant goût du jardin de l'Eden
- C'est
là que j'ai grandi, comme une fleur
libre
- Ô
rue du Paradis, m'est restée ton haleine !
-
-

-
-
- Le
Gentilhomme
-
- En un
geste élégant, il soulève son
chapeau,
- Et puis
un franc sourire illumine son visage,
- La
tête inclinée, murmure quelques
mots,
- Tout en
pressant la main de madame Lestage.
-
- S'enquiert
de sa santé, se saisit du fardeau,
- Que
semble lui peser, un tout petit
bagage ;
- Elle le
regarde, touchée, un peu comme un
héros,
- Et l'on
croirait entre-eux, quelque marivaudage.
-
- Pourtant
il n'en est rien, seule la politesse,
- De cet
homme charmant, tout en
délicatesse,
- Fait
penser à cette dame : « Mon Dieu !
Quel gentilhomme ! ».
-
- Des
êtres comme lui, aux manières
délicates,
- Qui
donnent aux joues des dames, cette couleur
écarlate,
- Vous
ressemblent poètes, aux doux écrits, en
somme !
-
- Merci
de votre visite
-

-
- [
POEMES de VALENTINE 1] -
-
- [
Radiophilosophie ]---
[
POEMES D'YLs ]
-
[
RETOUR Accueil ]
--
-
--
-- - -